Banet : « Le plus dur reste à faire »
France v Ireland - RBS Womens 6 Nations

Banet : « Le plus dur reste à faire »

Propos recueillis par Romain Beauvais

Interview.Victorieuses de l’Angleterre (18-17), samedi soir à Grenoble, les Bleues n’ont pas le temps de respirer. Même si elles ont pu en profiter quelques heures, comme nous le dit Cyrielle Banet, les Bleues ont déjà les yeux tournés vers ce dernier match du Tournoi des Six Nations, vendredi soir au pays de Galles. Bien évidemment, les Tricolores ont ce Grand Chelem dans un coin de leur tête. Mais pour aller le chercher, les protégées d’Annick Hayraud ne devront pas louper cette dernière étape afin d’envoyer un signal fort au reste de l’Europe…

Cyrielle, arrivez-vous à vous rendre compte de l’exploit que vous avez signé samedi soir à Grenoble face à l’Angleterre ?
Oui, on a réalisé quelque chose d’énorme à Grenoble, dont on a bien profité. Maintenant, il nous reste une dernière étape à franchir. On a donc déjà basculé sur ce dernier match face au pays de Galles, juste après notre succès face à l’Angleterre.

Pensez-vous déjà au Grand Chelem ?
Forcément, on a ce Grand Chelem dans un coin de notre tête car il nous reste qu’un seul match à jouer dans ce Tournoi. On est toutes conscientes qu’il ne faudra pas louper cette dernière étape.

Pensez-vous avoir fait le plus dur en battant les vice-championnes du monde en titre ?
Je ne le pense pas. Le plus dur reste à faire. Vous savez, après un tel match, certaines joueuses peuvent avoir tendance à se relâcher. Le plus compliqué à réaliser, c’est de faire un aussi beau match face à l’une des meilleures nations du rugby féminin et de confirmer dès la semaine suivante…

« La meilleure des attaques, c’est la défense »

Au terme d’un match si intense, ressentissez-vous un peu de fatigue ?
Non, tout ce que l’on a pu emmagasiner, samedi soir contre les Anglaises, a été totalement évacué. On a toutes repris le chemin de l’entraînement. Il n’y a pas avoir de souci concernant l’état de fraîcheur de ce xv de France.

On a encore vu une équipe de France vaillante, un peu à l’image de ce que vous avez réalisé tout au long de cette compétition ?
Cela prouve l’état d’espri que l’on a pu montrer tout au long de ce Six Nations. De plus, on a été très solidaires en défense et cela nous sourit plutôt bien pour le moment.

En plus, vous n’encaissez que deux essais pour l’instant. C’est sans doute le point positif pour vous ?
On accorde beaucoup d’importance à notre secteur défensif. Comme on le dit, la meilleure des attaques, c’est la défense. C’est le point sur lequel on ne néglige aucun détail. On met tout en œuvre pour encaisser le moins de points lors de nos rencontres de ce Six Nations.

« Une dernière fois, il faudra être courageuses et solidaires en défense »

Maintenant, comment abordez-vous ce dernier match face au pays de Galles ?
On se doute bien que les Galloises ne vont pas nous regarder jouer. Elles auront à cœur de battre le xv de France car ce sera leur dernier match de ce Six Nations, et en plus, elles joueront devant leur public. On sait très que ce sera très difficile de s’imposer au pays de Galles car on s’attend à livrer un nouveau combat.

Encore une fois, votre défense pourrait faire la différence dans cette partie ?
On en est persuadées. Une dernière fois, il faudra être très courageuses et solidaires en défense. On travaille toutes ensemble pour l’être.

D’un point de vue personnel, comment jugez-vous vos prestations tout au long de ce Six Nations ?
Je suis très heureuse car j’ai disputé toutes les rencontres de ce Six Nations. Pour ma part, tout s’est bien passée. On vit bien toutes ensemble. On a un super groupe. Et puis, les filles, qui sont présentes dans ce xv de France depuis de longues années, m’ont bien intégrées.

>« On n’a jamais autant de spectateurs réunis dans un stade pour un match de rugby féminin »

Cela vous a sans doute fait plaisir de jouer dans un stade des Alpes aussi bien garni. C’est une bonne chose pour l’évolution du rugby féminin ?
C’était une ambiance de folie dans ce stade des Alpes de Grenoble. On n’a jamais vu autant de spectateurs pour un match de rugby féminin. C’était vraiment quelque chose d’exceptionnel. Bien évidemment, il fallait rester dans notre bulle mais le public grenoblois nous a aidé lorsque l’on devait renverser sur le terrain cette équipe anglaise.

Cela montre que le rugby féminin intéresse de plus en plus de monde ?
D’autant plus, lorsque l’on gagne nos matches, il y a plus d’intérêt pour notre sport. Mais nous, on sait où on est en et on sait ou l’on veut aller. On est là pour promouvoir le rugby féminin, et éveiller des vocations auprès des jeunes filles qui auraient envie de se mettre au rugby.

Légende photo : Cyrielle Banet et le xv de France espèrent décrocher ce Grand Chelem, vendredi soir au pays de Galles (Icon Sport)

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