Allemoz : « Canada-USA, un classique en finale des Jeux »
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Allemoz : « Canada-USA, un classique en finale des Jeux »

Propos recueillis par Romain Beauvais

Interview.Ce jeudi en Corée du Sud, le Canada et les Etats-Unis se retrouvent pour la finale des Jeux Olympiques de Pyeongchang. À cette occasion, la capitaine de l’équipe de France, Marion Allemoz, qui évolue à Montréal, nous a fait l’amitié de nous présenter ce match au sommet entre les deux meilleures nations mondiales du hockey sur glace féminin. Mais le niveau se resserre. Et l’équipe de France commence à pointer le bout de son nez. Malheureusement, les Bleues n’ont pas réussi à se qualifier pour ces JO lors du tournoi de qualification olympique. C’est le Japon qui a eu ce bonheur de disputer les Jeux. Les Tricolores savent donc ce qui leur reste à faire pour être présentes aux Jeux Olympiques d’hiver de Pékin en 2022.

Marion, les Canadiennes et les Américaines se retrouvent pour la finale des jeux, est-ce une surprise pour vous ?
Oui, Canada-USA, c’est un classique en finale des Jeux Olympiques. Depuis de nombreuses années, les deux équipes se retrouvent souvent en finale des grands tournois car ce sont les deux meilleures nations mondiales du hockey sur glace féminin.

Qu’est-ce qu’elles ont de plus que les autres ?
Tout d’abord, elles jouent avec beaucoup de vitesse dans leur jeu. Ensuite, elles ont de nombreuses joueuses d’expérience. Et puis, Canadiennes et Américaines ont un réservoir incroyable de joueuses. Par conséquent, elles peuvent installer une concurrence au sein de leur équipe respective. Elles arrivent donc aux Jeux avec des formations de rêve par rapport aux autres équipes présentes en Corée du Sud.

Avec quatre titres olympiques, peut-on dire que le Canada domine le hockey féminin mondial ?
Sur les Jeux, c’est le cas. Sur les derniers Championnats du monde, ce sont les Etats-Unis qui ont remporté le titre mondial en 2017. Je ne serai pas vous dire qui est en avance entre le Canada et les USA.

« Je ne serai pas en mesure de vous prédire le nom du futur champion olympique »

Vous vous attendez à quel type de finale entre ces deux formations ?
Je m’attends à une finale intense car il y a une grosse rivalité entre le Canada et les USA. Cela va se jouer sur des petits détails car il n’y a pas une grosse différence de niveau entre ces deux formations. Par conséquent, Je ne serai pas en mesure de vous prédire le nom du futur champion olympique.

Y-a-t-il un leadership en jeu  ?
Il y a un fossé qui s’est creusé entre le Canada, les USA, et les autres nations du hockey féminin. Au fil des années, cet écart est de moins en moins criant. Certaines nations progressent et commencent à pointent le bout de leur nez. C’est encourageant !

Et où se situe l’équipe de France ?
On est bien classées au niveau mondial. On a réalisé nos meilleurs résultats en 2016. Ainsi, on peut voir que le niveau s’est ressérré entre la quatrième et douzième place mondiale.

Qu’est-ce qui manque aux Bleues pour jouer les premiers rôles sur la scène internationale ?
On doit continuer à travailler physiquement afin d’améliorer notre vitesse de patinage. On doit être capables aussi de jouer des matches avec une intensité élevée.

Maintenant, visez-vous les JO de Pékin en 2022 ?
C’était une grosse déception de ne pas être en Corée du Sud. Pourtant, on n’a jamais été aussi proches de se qualifier pour ces JO. Malheureusement, c’est le Japon qui a obtenu ce billet pour Pyeongchang, lors du tournoi de qualification olympique en février 2017. On était déçues mais on s’est vite remobilisée car dans quatre. Dans quatre ans, on rêve de participer à cette aventure olympique. En 2022, on aura une équipe bien plus expérimentée pour aller aux Jeux Olympiques d’hiver à Pékin.

« Notre Fédération a mis en place des moyens considérables pour le hockey féminin français »

Pour avoir une équipe compétitive dans quatre ans à Pékin, faut-il s’exiler à l’étranger pour jouer au hockey ?
Même si un pôle France, qui a été lancé à Chambéry en 2008, on manque cruellement de joueuses dans notre Championnat de France. On s’exile donc à l’étranger afin d’acquérir de l’expérience. Cela nous permet ainsi d’avoir, toutes, un meilleur niveau en sélection nationale.

Ésperez-vous avoir l’appui de votre fédération pour parier sur le hockey féminin ?
Depuis ces dernières années, notre Fédération a mis en place des moyens considérables poir le hockey féminin français. Lorsque l’on a l’appui de nos dirigeants, c’est quelque chose de positif pour le développement de notre sport. Bien évidemment, on ne doit pas se contenter de ce que l’on a car on en veut davantage.

Légende photo : La capitaine de l’équipe de France de hockey sur glace Marion Allemoz, n’arrive pas à savoir qui va sortir victorieux de ce choc au sommet (© S. Heude)

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