Barbusse : « S’il y a une équipe qui peut battre la Norvège, c’est la France »
Hand Barbusse

Barbusse : « S’il y a une équipe qui peut battre la Norvège, c’est la France »

Propos recueillis par Romain Beauvais

Interview.Depuis plus d’un an et demi, l’équipe de France truste tous les podiums internationaux. Médaillées d’argent aux Jeux Olympiques de Rio et troisièmes quelques mois plus tard à l’Euro disputé en Suède, les Tricolores espèrent bien, cette fois-ci, monter sur la plus haute marche du podium. Pour y parvenir, les protégées d’Olivier Krumbholz devront se défaire de la Norvège, ce dimanche à Hambourg. Mais la secrétaire générale de la Fédération française de handball (FFHB), Béatrice Barbusse y croit plus que jamais. Les Bleues savent ce qu’il leur reste à réaliser pour faire aussi bien que leurs homologues masculins, sacrés champions du monde face à la Norvège en janvier dernier à Bercy.

Béatrice, troisième médaille internationale sur trois compétitions de rang, on n’arrête plus cette équipe de France ?

Oui, on ne l’arrête plus cette équipe de France ! J’espère qu’elle va aller au bout. Car pour le moment, il nous manque la plus belle des médailles. Rappelons qu’en 2016, nous avons décroché l’argent aux Jeux Olympiques de Rio et le bronze à l’Euro de Suède. Maintenant, il faut aller chercher l’or en Allemagne.

Qu’avez-vous pensé de cette demi-finale contre la Suède ?

L’équipe de France est montée en puissance au fil du tournoi. Elles le disent elle-même lorsqu’elles ont été interrogées après la qualification pour cette finale. Elles avaient le match en main et puis, elles ont couru un peu après le score. Elles ont à nouveau pris de l’avance au tableau d’affichage. Et les Suédoises sont à nouveau revenues sur leurs talons. Mais elles ont réussi à repasser devant pour s’imposer finalement 24-22. Par le passé, ce genre de match, elles l’auraient perdu. De ce point de vue, elles ont beaucoup progressé.

Allison Pineau a joué avec un peu de vice dans cette fin de partie contre les Suédoises ?

Certes, un peu de vice, mais beaucoup de détermination, de courage et d’expérience. Je tiens à rappeler qu’Allison Pineau ne devait revenir à la compétition qu’en janvier 2018 à cause d’une blessure à la cheville. Elle a tout mis en œuvre pour être présente pour ce Mondial. Même si elle a connu un début de tournoi compliqué, ce vendredi soir face à la Suède, elle a montré un niveau de jeu stratosphérique.

« Ça va être une finale de folie »

Dimanche, on retrouve la Norvège, une vieille connaissance…

Oui, il paraît que c’est une vieille connaissance. Cela va être une finale de folie. Ce match va être indécis. Bien évidemment, les Norvégiennes auront l’étiquette de favorites. Mais aujourd’hui, s’il y a une équipe qui peut battre la Norvège, c’est la France.

En 2016, les Bleues avaient craqué dans le money-time de cette demi-finale de l’Euro face à la Norvège (défaite 20-16), pensez-vous que cette année, les Françaises arrivent avec plus de fraîcheur physique et mentale pour disputer cette finale ?

En demi-finales de l’Euro en Suède, cela avait été compliqué physiquement pour les joueuses de l’équipe de France. Cette fois-ci, le sélectionneur national, Olivier Krumbholz, a fait beaucoup tourner durant ce Mondial. Les filles vont donc arriver avec plus de fraîcheur sur cette finale.

Qu’est-ce qui pourrait jouer en notre faveur pour aller décrocher ce titre mondial ?

Tout partira de la défense ! Les Bleues devront continuer à défendre avec beaucoup d’agressivité. Dans le secteur offensif, je pense qu’elles arriveront à trouver des solutions sur les montées de balles ou sur des attaques placées. Mais il faudra être attentives sur le repli défensif car les Norvégiennes adorent le jeu sur grand espace. Au final, il ne faudra pas oublier nos gardiennes, Amandine Leynaud et Cléopâtre Darleux, qui auront un rôle essentiel à jouer si on veut gagner cette finale.

Après la victoire des garçons, en début d’année, ce titre chez les filles représenterait-il beaucoup de choses pour le développement du sport au féminin ?

Après le sacre mondial des garçons en janvier dernier, ce serait un titre supplémentaire pour notre Fédération. On n’est jamais rassasiées. C’est le cœur de métier d’une fédération que de produire de la performance sportive. Pour le moment, on y arrive bien depuis quelques années. Ce serait vraiment un plus pour le développement du sport féminin si les Bleues devenaient championnes du monde, ce dimanche en Zllemagne.

Cette couronne planétaire pourrait-elle avoir un impact fort à un an de l’organisation de l’Euro en France ? 

Si, ce dimanche, les Bleues deviennent championnes du monde, le public pourra les voir de plus près, à l’occasion du Championnat d’Europe qui se déroulera à la maison. Ce serait donc quelque chose d’exceptionnel et d’extraordinaire pour promouvoir l’Euro 2018 de handball.

Légende photo : La secrétaire générale de la Fédération française de handball (FFHB), Béatrice Barbusse, est à fond derrière les Bleues (Ladies Sports)

Leave a Comment
Contactez-nous