À douze, c’est mieux !
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À douze, c’est mieux !

Par Romain Beauvais

Pour la première fois, douze équipes seront présents cette année en Ligue féminine de handball (LFH). Ce lundi, en compagnie de Mary Patrux, les présidents, entraineurs et joueuses des clubs de l’élite étaient rassemblés, à l’occasion de sa traditionnelle conférence de rentrée à l’Institut du Monde Arabe à Paris, pour évoquer la nouvelle saison qui s’ouvre ce mercredi.

C’était un souhait de la présidente de la Ligue féminine de handball (LFH), Nodjialem Myaro. C’est désormais une réalité. Cette année, il y aura bien douze équipes présentes dans le Championnat de France. C’est une bonne chose pour l’évolution du handball féminin.

« Il y aura plus de matches. La concurrence sera encore plus féroce. Ce sera intéressant d’avoir une vraie dynamique au sein de la LFH. On a hâte de voir toutes ces rencontres mais surtout de pouvoir raconter de belles histoires tout au long de cette saison », expliquait la consultante de beIN Sports, Amélie Goudjo.

Brest veut la peau du champion

Et la première d’entre elles concerne le Metz Handball. Auteur d’un doublé Coupe/Championnat, l’ogre messin espère jouer à nouveau les premiers rôles sur la scène nationale et européenne. Un objectif accessible pour le club mosellan. « Avec ce quart de finale de Ligue des champions, on a franchi un cap. Mais apparemment, les filles en voulaient plus. On vise donc le Final Four », annonçait le président messin, Thierry Weizman.

Derrière le champion, Brest doit encore grandir pour rattraper son retard par rapport aux Messines. « Sur la saison passée, le Metz Handball n’a concédé qu’une seule défaite et un match nul. De notre côté, on a perdu à sept reprises. Mais on met tout en œuvre pour réduire cet écart. On espère alors progresser vite. L’ambition est donc grand au Brest Bretagne Handball », révélait le coordinateur sportif du BBH, Jean-Luc Le Gall.

Vincent : « Derrière, on sera alors dix derrière à courir pour six places restantes »

Et les autres équipes, à quoi peuvent-elles alors prétendre ? Sans doute à récupérer les miettes laissées par Brest et Metz. De leurs côtés, Issy-Paris, Dijon et Besançon tenteront d’accrocher les deux équipes à leur tableau de chasse. Ce sera sans doute plus compliqué pour Chambray, Nice, Fleury où encore Toulon.

Comme l’explique l’entraîneur toulonnais, Thierry Vincent : « On est douze sur la ligne de départ. Devant, il y aura deux lièvres que l’on ne reverra peut-être pas de sitôt. Derrière, on sera alors dix à courir pour six places restantes. On espère en faire partie ». Dans un championnat de qualité, Bourg-de-Péage et Le Havre auront-ils les ressources pour se maintenir parmi l’élite.

Les deux promus peuvent tirer leur épingle du jeu

La guerre a déjà démarré entre les deux promus. « Nous serons le petit poucet avec le plus petit budget », assénait le président de Bourg-de-Péage, Daniel Sénécloze. Avant que son homologue normand ne lui réponde du tac au tac. « On a vraiment le plus petit budget de LFH avec seulement huit joueuses professionnelles. On est en train de reconstruire quelque chose de grand au Havre ».

Il faudra donc que les deux petits poucets de ce Championnat se fassent une place au soleil. Même si l’objectif reste le maintien, le rêve est permis pour ces deux promus. Dès ce mercredi, on aura donc à cœur de raconter de belles histoires cette année en LFH…

Légende photo : La LFH fait sa rentrée (Ladies Sports)

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