Gandais : « On n’est pas dans le costume du favori »
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Gandais : « On n’est pas dans le costume du favori »

Propos recueillis par Romain Beauvais

Interview.Issy-Paris disputera sa huitième finale en l’espace de cinq ans. Et cette fois-ci, le club de la capitale espère bien s’imposer. Pour y parvenir, les Lionnes devront se défaire du Metz HB, ce samedi à l’AccorHôtel Arena de Paris-Bercy. Ce qui ne sera pas une mince à faire pour les protégées d’Arnaud Gandais. Pour leur entraîneur, il faudra réussir à faire déjouer les Messines tout en espérant réaliser une prestation de haut vol afin de décrocher une première Coupe de France. Ce serait un joli cadeau de départ pour certaines joueuses qui ne seront plus au club à l’issue de cette saison.

Arnaud, comment sentez-vous vos joueuses à la veille de disputer cette finale de Coupe de France face à Metz ?
C’est difficile à évaluer. Je sens forcément de l’envie. Ce serait dommage de ne pas en avoir après ce beau parcours en Coupe de France. Je pense qu’il y a également un peu de stress. On sait aussi que l’on n’a pas autant de marge de manœuvre que le Metz Handball. Mais on est concentrés sur ce que l’on doit faire. On est déterminés pour jouer cette finale surtout que l’on n’est pas dans le costume du favori. C’est forcément plus simple à gérer.

On a eu l’impression ce soir que vos joueuses avaient des difficultés à rentrer dans cette finale. Cela vous inquiète-t-il ?
Je peux comprendre qu’à la veille d’une finale, on s’entraîne avec le frein à main. Je ne suis pas trop surpris de les voir avec un peu moins d’envie ce soir. C’est mon rôle de les pousser et de les stimuler. Car la vérité du terrain parlera pour elles demain.

Jouer à l’AccorHôtel Arena de Bercy est-il un avantage pour vous ?
À défaut, on ne joue pas à l’extérieur. Le fait de dire que l’on dispute cette partie à domicile, je n’en suis pas convaincu. On joue cette finale sur un terrain neutre et dans une belle salle. J’espère que l’on aura du monde pour nous soutenir. On est focalisés sur notre prestation. Après, il faudra maîtriser ce que l’on sait faire de mieux tout en espérant que Metz soit un peu dans le dur. Le reste, ce n’est que de la littérature…

« La vérité du terrain pourrait livrer un tout autre verdict. On ne sait pas de quel côté va tomber la pièce »

Comment voyez-vous cette finale contre l’ogre messin ?
Tout le monde dit qu’Issy-Paris ne gagne jamais de titre. On va disputer notre huitième finale en l’espace de cinq ans, dont une remportée en 2013. On est donc heureux d’être à nouveau présent à ce stade de la compétition. On va tout jouer sur une heure face à un adversaire très costaud. Mais la vérité du terrain pourrait livrer un tout autre verdict. On ne sait pas de quel côté va tomber la pièce.

Sur quoi va se jouer cette partie ?
Il faut que l’on arrive à déstabiliser Metz. De notre côté, on devra être dans un grand jour. Mais si les Messines jouent sur leurs valeurs et ce qu’elles ont montré tout au long de la saison, elles seront difficiles à battre. Il faudra donc réussir à les faire déjouer. Au final, il faudra que l’on soit performants dans les secteurs de jeu où les Dragonnes vont essayer de nous mettre en difficulté notamment en défense.

Comment allez-vous vivre cette rencontre ?
L’équipe a besoin de mon aide plutôt que de mon excitation. Je vais surtout essayer de l’accompagner au mieux durant cette finale et lui donner les armes qu’elles n’arriveraient pas à discerner. Je vais être présent pour les encourager car on est tous sur le même bateau.

« C’est déjà une saison exceptionnelle pour Issy-Paris »

Décrocher cette Coupe de France serait-elle une source de motivation supplémentaire pour celles qui ne seront plus à Issy-Paris la saison prochaine ?
À aucun moment, je ne peux pas imaginer que ce soit une motivation supplémentaire pour certaines d’entre elles. On doit être suffisamment motivés pour aller remporter cette Coupe de France. Ce serait un beau cadeau de départ pour celles qui ne seront plus à Issy-Paris à l’issue de cette saison. Mais j’espère que certaines d’entre elles n’ont pas besoin de cela pour se motiver. Une finale se suffit à elle-même. Et que le fait de soulever un trophée est une source ultime de motivation.

Finalement, Issy-Paris pourrait-il réaliser l’une de ses plus belles saisons ?
C’est déjà une saison exceptionnelle pour Issy-Paris. Objectivement, on n’a pas le budget adéquat pour accrocher les premiers rôles en Ligue féminine de handball (LFH). Car on est l’équipe qui compte le moins de joueuses professionnelles. Et pourtant, on finit encore parmi les quatre meilleurs clubs du Championnat de France. La saison est déjà formidable. On est qualifiés pour la sixième année d’affilée en Coupe d’Europe. Je crois que de nombreuses formations de LFH aimeraient être à notre place. Ne boudons pas ce plaisir…

Légende photo : L’entraîneur d’Issy-Paris, Arnaud Gandais (notre photo), espère bien remporter cette Coupe de France (Ladies Sports)

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