Floret : « Le Ventoux, c’était une étape difficile »
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Floret : « Le Ventoux, c’était une étape difficile »

Propos recueillis par Romain Beauvais

Tour de France.Après une première semaine de course éreintante, en raison de la pluie et des étapes difficiles dans les Pyrénées, Claire Floret et ses troupes étaient bien contentes de se reposer un peu en Andorre. À cette occasion, les sept filles de « Donnons des Elle au Vélo » ont croisé le coureur de la Cofidis, Geoffrey Soupe ainsi que ceux de la Française des jeux (FDJ). Mais elles devaient déjà repartir sur les routes du Route avec en ligne de mire l’étape du mont Ventoux. Heureusement, les filles pourront récupérer de leurs efforts consentis depuis dix jours sur le premier contre-la-montre individuel de ce Tour de France entre Bourg-Saint-Andéol et La Caverne du Pont-d’Arc. Maintenant, direction vers la Suisse et ensuite viendra le temps des étapes alpestres avant l’arrivée, la semaine prochaine sur les Champs-Élysées à Paris.

Claire, craigniez-vous cette ascension du mont Ventoux ?
Finalement, cela s’est plutôt bien passé. C’était la deuxième fois que je grimpais le mont Ventoux. La dernière fois, je n’avais pas les cols du Tour de France dans les pattes. C’était une étape difficile car il y avait beaucoup de vent dans cette ascension. Et le fait que la montée soit raccourcie de six kilomètres nous a facilité la tâche. Bien évidemment, les pourcentages les plus durs étaient situées juste avant l’arrivée au Chalet Reynard. Au final, on a plutôt bien géré ce Géant de Provence.

Rassurez-nous, vous n’êtes pas tombées dans l’ascension du mont chauve ?
On n’est pas tombées. Grâce à Amandine Martin, la régionale de l’étape, on était un petit peloton d’une trentaine de cyclistes. On a connu une petite chute mais elle a eu lieu au début de cette étape. Rien de grave.

Et les conditions météorologiques dantesques dans le mont Ventoux vous ont-elles dérangé pour gravir ce col mythique ?
Effectivement, il y avait beaucoup de vent dans ce col qui à prime abord n’est pas évident à escalader. Le dernier kilomètre était vraiment très dur. Après l’arrivée au Chalet Reynard, il fallait redescendre dans la vallée. Il faisait très froid et je n’étais pas à l’aise dans cette descente du Ventoux.

Y-a-t-il eu un classement entre vous en haut du mont Ventoux ?
Amandine Martin était chez elle. Le mont Ventoux, c’est son col. Elle s’est tirée la bourre avec ses amis dans cette ascension. Comme on le savait, elle s’en est très bien sortie. On savait très bien qu’elle allait terminer première au sommet du mont chauve. Comme on ne fait pas la course, on n’a pas fait de classement et on a terminé cette étape à notre rythme.

« Personnellement, c’est l’étape Bourg-en-Bresse-Culoz qui m’effraie car il y a beaucoup de difficultés en si peu de kilomètres »

Comment s’est passé les deux étapes dites de transition avant de s’attaquer au mont Ventoux ?
C’était des étapes de récupération pour nous car elles étaient plates et sans réelles difficultés. De surcroit, on sortait de notre journée de repos. On était alors très fringantes. On a connu beaucoup de vent sur la deuxième étape qui nous emmenait vers Montpellier. On s’est dit alors que cela allait bordurer chez les garçons sur le Tour de France.

Après le passage des Pyrénées et le Ventoux, êtes-vous un peu plus rassurée pour la suite du Tour ?
Personnellement, ce qui me faisait peur, c’était les Pyrénées. Maintenant. C’est l’étape Bourg-en-Bresse-Culoz qui m’effraie car il y a beaucoup de difficultés en si peu de kilomètres. Je pense que cela va être une journée difficile.

La troisième semaine reste la plus dure du Tour. Comment l »appréhendez-vous ?
Je pense que les cols des Pyrénées sont certes courts mais très raides. Et ils sont plus longs que ceux des Alpes. Cela veut aussi dire que l’on avait moins de temps pour récupérer et nos nuits étaient courtes. C’est pour cette raison que j’appréhendais les Pyrénées. Maintenant, je suis plus rassurée pour aborder les étapes alpestres.

Comment s’est passé le contre-la-montre entre Bourg Saint-Andéol et La Caverne du Pont-d’Arc ?
C’était une journée détente pour nous. On en a bien profité. De ce fait, on a réalisé notre plus faible moyenne horaire sur l’étape la plus courte du Tour de France. En revanche, sur les trois derniers kilomètres de ce premier contre-la-montre individuel sur la Grande Boucle, on a fait trois équipes. On a sprinté jusqu’à la ligne d’arrivée de ce chrono.

« C’était la rencontre entre les garçons qui font le Tour de France officiel et les filles qui font le Tour un jour avant les professionnels »

J’ai vu sur votre Page Facebook que vous avez eu la chance de croiser Geoffrey Soupe, le coureur de la Cofidis.
Oh oui, on a eu la chance de croiser Geoffrey Soupe en haut de la seule difficulté de la dixième étape entre la Principauté d’Andorre et Revel. Il était super sympa et abordable. Dans le col du Port d’Envalira, le coureur français de la Cofidis a fait le dernier kilomètre avec nous. Pour rigoler, on lui a demandé de lancer le sprint. Il a levé ses fesses et il a joué le jeu. On a passé ensemble ce col.

C’était un moment sympa ?
On a passé deux superbes journées. La veille à l’occasion de notre jour de repos en Andorre, on a rencontré les coureurs de la Française des jeux (FDJ), qui est notre partenaire. C’était donc la rencontre entre les garçons qui font le Tour de France officiel et les filles qui font le Tour un jour avant les professionnels. On a un peu roulé avec eux. Et le lendemain, on croise Geoffrey Soupe. Ce dernier a même pris le temps pour faire une photo avec nous. Durant ces deux jours, on faisait réellement partie du Tour de France.

Finalement votre objectif, c’est d’accrocher le wagon du Tour de France ?
Même si on fait le Tour un jour avant les hommes, on n’a pas envie d’être déconnectée de la Grande Boucle. À chaque fois que l’on peut croiser le Tour, on est toutes excitées. Le Tour, c’est une compétition qui nous plaît à toutes.

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