Nana Djimou conserve son titreen heptathlon
Antoinette Nana Djimou décroche un deuxième titre européen à l'heptathlon (Icon Sport)

Nana Djimou conserve son titreen heptathlon

Par Romain Beauvais

Antoinette Nana Djimou a tremblé mais s’en est finalement sortie. La championne d’Europe en titre de l’heptathlon a conservé sa couronne continentale, ce vendredi à Zurich. Avec un total de 6551 points, la Française a devancé la Néerlandaise, Nadine Broersen (2e avec 6498 pts), et la Belge Nafissatou Thiam (3e avec 6423 pts).

C’était le 800 m de sa vie. En tête avec seulement 19 points d’avance sur Nadine Broersen avant la dernière épreuve de l’heptathlon, Antoinette Nana Djimou était en danger car la Néerlandaise pouvait lui chiper son titre sur cette distance. Pourtant la Tricolore, qui n’était pas une grande adepte de cet exercice, réalisa une course parfaite en terminant juste derrière la Hongroise Györgyi Farkas-Zvisoczky avec à la clé son record personnel en 2’’15’22. Bien évidemment, cette seconde place sur le 800 m lui offrait son deuxième titre européen dans les épreuves combinées après celui acquis en 2012 à Helsinki (Finlande).

« Cette médaille d’or, elle me fait franchement plaisir car je n’y croyais pas trop, soufflait Antoinette Nana Djimou au micro de France Télévisions. Ce deuxième titre a plus de saveur car j’ai été le chercher sur le 800 m, une distance qui se refusait à moi jusqu’à maintenant. Sur cette dernière épreuve, j’ai vu que je pouvais passer alors j’y suis allée. J’ai cru en moi car les meilleures concurrentes sur le 800 m étaient absentes. J’avais toutes mes chances. » Apparemment le travail avec Bruno Gajer, l’entraîneur de Pierre-Ambroise Bosse, a porté ses fruits.

Nana Djimou : « Je n’y croyais pas trop. » 

Pourtant, il y a quelques mois, la Française n’avait plus envie d’aller à l’entraînement. Elle était prête à mettre un terme à sa carrière. Il lui fallait donc un nouvel challenge. Elle s’est alors séparée de son entraineur, Sébastien Levicq, pour travailler avec quatre coaches à l’Institut national du sport et de l’expertise professionnelle (INSEP) afin d’être forte dans toutes les épreuves de l’heptathlon et non dans une seule. Antoinette est alors changé ses habitudes pour repartie à l’entraînement.

« Je me suis donnée un challenge de trois mois pour réussir. Je n’y croyais pas trop car quand on change tout, il y a un certain temps d’adaptation. Je me suis dit que ce n’était pas grave si je n’étais pas aux Championnats d’Europe car l’objectif, c’est les Jeux olympiques de Rio en 2016. J’ai été à la Coupe d’Europe en juillet dernier et j’ai réalisé les minimas pour Zurich, il me restait un mois de travail. J’ai alors bossé comme une folle et cela a payé puisque je suis championne d’Europe », expliquait Nana Djimpou au micro de France Télévisions. Avec une telle sérénité retrouvée, Antoinette Nana Djimou peut désormais penser au titre mondial et olympique…

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