Les Jeux équestres mondiaux en ligne de mire pour Léa Sanchez
Lea Sanchez

Les Jeux équestres mondiaux en ligne de mire pour Léa Sanchez

Par Fanny Tifanny Souville

À Villepinte

À l’occasion du Salon du cheval qui se tient à Villepinte du 30 novembre au 9 décembre, Léa Sanchez est venue à la rencontre des amoureux du monde de l’équitation. Handicapée de trois membres sur quatre, l’adolescente, âgée de 14 ans, vice-championne de France en dressage para-équestre se concentre dorénavant sur les jeux équestres mondiaux avant de penser aux JO de Rio en 2016.

Ne faire qu’un avec son cheval, c’est le challenge que relève tous les jours Léa Sanchez. La jeune fille, âgée de 14 ans et membre de l’équipe de France, évoque toute la subtilité du para-dressage. Une technique de dressage du cheval adaptée au handicap du sportif. « J’ai deux attaches à l’étrier  quand je monte Pépite », explique Léa. Cette cavalière passionnée tisse un lien très fort avec le cheval  qui « remplace ses jambes », confie-t-elle. Un tandem qui permet à Léa de se dépasser et de s’étonner.

Si la pratique para-équestre tend à se développer, elle reste un challenge. Trois éléments rentrent en compte : le cavalier, l’entraîneur-cavalier et le cheval. Ce dernier consolide la pratique de ce sport où la symbiose entre le cavalier et sa monture reste essentielle. Trouver d’autres pépites, ce n’est pas évident.

Le handicap n’est pas un obstacle à la pratique de l’équitation

« Les meilleurs dresseurs se regroupent vers l’Angleterre, le Danemark, l’Allemagne et les Pays-Bas, il faut que le cheval soit fort, particulier. On est attentif au port de tête, à la stabilité de la monture, qu’il ne fasse pas d’écart. Le cheval doit avoir un très bon niveau de dressage qui s’adapte aux cavaliers handisports comme Léa » expliquent les entraîneurs Fédération française d’équitation (FFE).

En route pour les jeux équestres mondiaux prévus en Normandie du 23 août au 7 septembre 2014, Léa Sanchez s’apprête à concourir en équipe de France, dans la catégorie grade Ia, au côté de  Thibault Stoclin (Grade Ia),Samuel Cate(Grade III) et Vladimir Vinchon (Grade III). La pratique para équestre se réparti en cinq grades selon le handicap du cavalier. « Dans chaque grade, c’est une vrai compétition qui s’ouvre. Le fait d’avoir un handicap ne se voit plus une fois qu’on est face aux autres compétiteurs de notre grade. », précise Léa.

Au moment, de passer devant les juges, les cavaliers handisports portent un bracelet qui permet au juge d’être informé du grade et du type de handicap dans lesquels ils se situent.  Pour les prochains Jeux équestres mondiaux 2014, ces champions para-équestres seront intégrés à part entière aux équipes de France, entrainements et passage des épreuves aux mêmes dates. Léa Sanchez, du haut de ses quatorze printemps, prouve d’elle-même que le handicap n’est pas un obstacle à la pratiquer de l’équitation !

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